Cycle : le paysage, l’expression d’une intériorité (3)

"L’art du paysage du post-impressionnisme aux avant-gardes"

Par Pascale Lépinasse, diplômée de l’École du Louvre, docteur en ethnologie
 
Si le Post-Impressionnisme fit la jonction entre le choc impressionniste et les avant-gardes du début du XXè siècle, c’est parce que ses têtes de file proposèrent un renouveau radical de la peinture, à l’origine de l’art moderne. Toutes eurent à cœur de s’approprier le monde qu’ils avaient sous les yeux pour nous en donner leur interprétation personnelle : les Divisionnistes avec la volonté de traduire la nature au moyen de couleurs pures, Cézanne dans l’espoir de capter l’essence même du paysage grâce aux lois universelles de la géométrie, les Nabis en quête du caractère sacré de la peinture, ou encore Van Gogh exprimant la force des passions humaines dans ses paysages tourmentés. Les Fauves poursuivront dans cette voie, en confondant l’énergie chromatique et le tempérament de l’artiste, d’où les forêts chamarrées d’un Vlaminck et les clairières harmonieuses d’un Matisse. Nous verrons enfin que des grands paysagistes comme les viennois Klimt et Schiele, le norvégien Munch et le suisse Hodler, poursuivront ce dialogue intime avec la nature, glissant une part d’âme au creux des bois, des champs et des lacs qu’ils aimeront tutoyer.

Salle Maurice Pic - Hotel du département

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