Conférences en accompagnement de l’exposition

«De l'autre côté du miroir, reflets de collection» au musée de Valence

Toutes les conférences de ce cycle : 

Le vendredi de 14 h 30 à 16 h
Salle Haroun Tazieff, 10 rue Farnerie, 26000 Valence

Adhérent : 5 €, Non-adhérent : 8 €,  (Étudiant/Chômeur : 1/2 tarif)


Par Daniel Soulié, directeur du développement culturel et des publics (musée Guimet)

Dresde ou la naissance des musées

• 28 septembre 2018 •

En à peine cinquante ans, des dernières années du 17é siècle jusqu’au milieu du 18e siècle, deux ducs-électeurs de Saxe, rois de Pologne, rassemblent ce qui est à l’époque la plus belle collection d’Europe. Par don, achat, commande, des dizaines de milliers d’œuvres prennent le chemin des rives de l’Elbe depuis Paris, Amsterdam, Modène ou Prague. Parfaitement documentées, les collections dresdoises sont aujourd’hui le lieu idéal pour comprendre la personnalité de grands amateurs du siècle des Lumières.


Par Claire Grébille, historienne de l’art

Maximilien d’Autriche, grand-père de Charles Quint, constitua l’embryon de la collection impériale à Innsbruck. Elle fut enrichie par son arrière-petit-fils, Ferdinand du Tyrol, passionné par les portraits antiques ou modernes. La collection fut magnifiée par la curiosité encyclopédique et étrange de Rodolphe II qui voulut en faire un théâtre du monde et une chambre des merveilles, reflet de la puissance universelle de sa dynastie et de son goût pour l’ésotérisme et l’alchimie. On y retrouve la somptueuse salière de Benvenuto Cellini, des œufs d’autruche sur des montures de vermeilles… comme des peintures de Titien, Raphaël, et un ensemble exceptionnel d’œuvres de Bruegel.


Par Pascale Lépinasse, diplômée de l’École du Louvre, docteur en ethnologie

Ces dernières années ont vu fleurir les Fondations d’Art privées. Autrefois acteurs majeurs des musées publics en tant que mécènes, les grands collectionneurs, tels que Bernard Arnault et François Pinault, s’offrent d’impressionnants lieux d’expositions. L’art devient le moyen de se différencier et de valoriser son image grâce à une visibilité culturelle. Le terme de « Artketing » désigne cette démarche d’appropriation et d’utilisation de l’art par les marques : des créations de Takashi Murakami, Jeff Koons pour Louis Vuitton à Dom Pérignon, en passant par les tags du graffeur JonOne sur les avions Air France. Les artistes apportent ainsi un supplément d’âme pour toucher des consommateurs en quête de sens...tout en séduisant de nouveaux publics ! Alors, gagnant-gagnant!!

Mentions légales