LA PEINTURE DANOISE … ET SCANDINAVE / ARCHITECTURES ET PAYSAGES…

Toutes les conférences de ce cycle :

Le mercredi de 14 h 30 à 16 h
Salle IND - ( rue Montplaisir, 26000 Valence)
Cycle de 6 conférences : 25 € (Étudiant/Chômeur : 1/2 tarif)


Par Claire Grébille, historienne de l’art

L’âge d’or de la peinture danoise

• 07 novembre 2018 •

Autour de 1820, une révolution picturale s’amorce lorsque quelques artistes secouent les conventions académiques pour se tourner vers le naturalisme, la vie quotidienne et la peinture en plein air. Christoffer Wilhelm Eckersberg, chef de file de ce courant privilégie les sujets simples et les métiers populaires. Exorcisant les crises politiques, engendrées par l’affaiblissement du Danemark, aux lendemains des guerres napoléoniennes, la peinture danoise de la période romantique illustre les coutumes locales, les traditions populaires, les paysages nationaux avec une acuité pleine de simplicité et de poésie.


Par Claire Grébille, historienne de l’art

A la fin du XIXème siècle, les artistes danois se retrouvent à Skagen, village de la pointe nord du pays pour y peindre l’exceptionnelle lumière créée par la réunion des eaux de la mer du Nord et de la Baltique. Autour de Michael Ancher (1849-1927) et de Peder Severin Kroyer (1851-1909), l’Ecole de Skagen adapte l’impressionnisme avec la tradition nordique. La fin du siècle voit l’éclosion de styles personnels, orientés essentiellement vers l’exploration du monde intérieur de l’artiste. Les œuvres de Vilhelm Hammershoi restent empreintes de silence recueilli et de mystère. Le symbolisme trouve résonance dans les œuvres inquiétantes d’étrangeté de Jens Ferdinand Willumsen ou d’Ejnar Nielsen


Par Pascal Thevenet, chargé de cours en esthétique

Le géographe Georges Chabot écrivait : « Il est remarquable que les données naturelles et humaines concordent pour faire de la Scandinavie, une région à part, une des mieux individualisées d’Europe».Dans la tempête artistique qui a fait que peinture et sculpture occidentales se reconfigurent entièrement à partir du XIXè siècle, comment 4 individus, 4 personnes singulières, le Norvégien Edvard Munch, le Suédois Erik Dietman, les Danois Per Kirkeby et Olafur Eliasson ont-ils traversé ces 150 ans de bouleversement qui ont fait passer l’art du rigide classicisme au désordre contemporain


Par Benoit Dusart, conférencier national, historien

Destin d’une capitale nordique

• 30 janvier 2019 •

Le nom de Copenhague signifie « port des marchands ». Fondée au XIIe siècle, la cité doit son essor à la grande voie maritime qui empruntait le détroit de l’Øresund, entre Baltique et mer du Nord. Cette ville de négociants devint la capitale du Danemark, titre qu’elle ravit à la cité de Roskilde en 1443. Le royaume fut souvent menacé par ses puissants voisins. Une solide couronne de fortifications était indispensable à la survie de Copenhague, au risque d’en bloquer l’expansion urbaine. Le démantèlement de l’enceinte en 1856 libéra enfin la ville. Aujourd’hui, Copenhague offre un double visage : la ville, fière de son héritage architectural de style « hollandais », de sa place royale « à la française », de ses grands monuments publics du XIXe siècle, n’en cultive pas moins un esprit résolument tourné vers l’innovation.


Par Benoit Dusart, conférencier national, historien

Copenhague, ville verte, ville durable

• 06 fevrier 2019 •

Copenhague se voit couronnée chaque année du titre de métropole la plus verte et la plus « vivable » des pays occidentaux. La ville récolte ainsi le fruit de politiques publiques menées dès les années d’après-guerre. Autour de Copenhague, une planification urbaine rigoureuse a pris la forme du « Finger plan » : entre les « doigts » constitués par les axes de transport et les pôles d’urbanisation, de généreux espaces de détente ont été ménagés à l’échelle de la métropole. Une forte tradition de l’aménagement paysager, des initiatives exemplaires en matière de circulations douces – le cycliste est roi à Copenhague –, une architecture contemporaine attachée au contexte et aux matériaux traditionnels contribuent pleinement à la réputation de la capitale scandinave.


Par Benoit Dusart, conférencier national, historien

Le paysage culturel de Copenhague connaît depuis vingt ans une complète métamorphose. Les musées ont donné le ton avec l’extension contemporaine de la Ny Carlsberg Glyptotek (1996), suivie par les agrandissements du Musée national des Beaux-Arts (1998) et du musée Ordrupgaard (2005 et 2008), confiés à de prestigieuses agences danoises et internationales. Københavns Havn, le « grand canal » de Copenhague, a connu des transformations plus radicales encore. Avec leur peau d’acier, de verre ou de granite, la nouvelle Bibliothèque nationale - surnommée le « Diamant noir »-, le Théâtre royal danois et l’Opéra s’affichent, ostentatoires, là ou se trouvaient naguère entrepôts et friches industrielles. Les quais devraient accueillir un nouveau centre culturel et aquatique confié à l’architecte Kengo Kuma. On attend beaucoup du dialogue entre l’esthétique japonaise et la modernité scandinave !

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