L'OCCIDENT ET LE JAPON

Toutes les conférences de ce cycle :

Le mercredi de 14 h 30 à 16 h
Salle Maurice Pic - Hôtel du département
(26 avenue du président Herriot, 26000 Valence)
Cycle de 5 conférences : 20 € (Étudiant/Chômeur : 1/2 tarif)

 

Par Catherine de Buzon, historienne de l'art

1543 : sur l’île de Tanegashima, un étrange navire - plus grand que tous ceux que l’on avait jamais vu, aborda sur les côtes nippones. Le Japon va lors s’ouvrir au commerce avec les portugais et se tourner avec intérêt vers le christianisme développé par l’Ordre des Jésuites. 1640 : le Japon se ferme aux influences étrangères. À Dejima des marchands hollandais eurent cependant le droit de poursuivre un commerce limité. Un peu des connaissances occidentales filtrèrent par cette brèche. 1853 : Le Japon s’ouvre à nouveau à l’Occident avec l’arrivée des vaisseaux de l’Amiral Perry et les traités commerciaux qui s’ensuivirent. 1867 : début de l’Ère Meiji - le Japon va peu à peu basculer dans la modernité. 20è siècle : le Japon est devenu une grande puissance moderne. Mais ce sera aussi le temps des guerres : Corée - Chine – Russie - Occident


Par Catherine de Buzon, historienne de l'art

En 1541, un navire portugais fait naufrage sur les Côtes japonaises. De cet évènement va naître toute une aventure économique, politique et spirituelle. Les portugais amèneront avec eux, non seulement des marchandises précieuses qui permettront le développement d’un commerce florissant, mais aussi les Jésuites, menés par Saint François Xavier, chargés de convertir les japonais à la Foi catholique. Ces immenses navires lourdement chargés, ces étrangers aux moeurs curieuses, ces religieux aux longues silhouettes noires, ces “merveilles” venues d’Inde, de Perse ou de Chine, vont fasciner les japonais qui en feront les sujets du décor des paravents dits “paravents aux portugais”. Sur fond d’or et dans la qualité splendide du graphisme et de la couleur des artistes japonais, se racontera l’histoire de cette rencontre.


Par Catherine de Buzon, historienne de l'art

Laques, soies et porcelaines, objets d’art, paravents et estampes vont d’affluer en Europe et aux Etats-Unis. À ces sources lointaines, les Arts décoratifs vont puiser des motifs, mais aussi des techniques et des solutions formelles inédites. Les architectes, vont se passionner pour la maison japonaise : entièrement réalisée avec des éléments préfabriqués et standardisés. En Angleterre le mouvement Arts and Crafts résonnera de cette approche. Les formules géométriques simples se retrouveront dans les bâtiments de C.R. Mackintosh (Ecosse) , Josef Hoffmann et Adolf Loos (Vienne). F.L. Wright (USA) aura cette préoccupation d’intégration au paysage environnant si enracinée dans la volonté des japonais à être en harmonie avec la Nature. Le Corbusier (France) appliquera la « coordination modulaire » en référence au Japon, notamment avec l’emploi du tatami comme instrument de mesure systématique.


Par Catherine de Buzon, historienne de l'art

À compter de l’Exposition Internationale de New-York en 1853, des estampes japonaises rapportées par les marins dans leurs malles commencèrent à parvenir dans certains pays d’Occident. Les Expositions Universelles se succèdent : à Londres puis Paris. Les années 1870 verront alors l’éclosion du japonisme, l’enthousiasme gagnant tous les ateliers « avec la rapidité d’une flamme courant sur une piste de poudre. »  Pour la seconde moitié du 19ème siècle, le Japon va être : « l’équivalent de la découverte d’un continent esthétique nouveau ». Avec les estampes (Hokusai, Hiroshige), les peintres découvrirent des propositions originales en matière de couleur, de dessin, de mise en page, de perspective ou de format qui, combinées à d’autres influences - celle de la photographie naissante notamment - allaient produire des bouleversements radicaux dans l’ordre visuel. ie.


Par Daniel Jublin, musicien et conférencier

Puccini nous emmène vers des sommets d’émotion et nous livre quelques secrets dans les coulisses de son imaginaire tout en nous accompagnant très loin dans nos rêves!  Sa maitrise de l’orchestre au grand complet transcende les voix aux mélodies aussi humaines qu’éternelles. Comment, sous son inspiration, l’Occident et le Japon sont-ils tout à la fois témoins acteurs de l’amour et de la tragédie ? Avec Madame Butterfly,  Puccini dit encore la vérité sur le cœur humain mais puisque ses harmonies distillent quelques parfums de rédemption, l’on ressort d’une telle écoute dans l’ambigüité la plus totale. Il est vraiment très fort ce Puccini  lorsque les chromatismes et les décors sonores deviennent estampes japonaises aussi tendres que réalistes aussi sereines que cruelles.

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